Essais de littérature augmentée

Extrait: Ce matin-là, dans le calme que rompait ici et là des moteurs prenant le large, il marchait d’un pas lent au long du Boulevard Jean Jaurès qui se perdait à l’horizon dans le plomb nuageux d’un ciel d’automne. Il était sorti plus tôt que d’habitude promener le chien.

Tout au long du trottoir, ponctué des traces que d’autres congénères canins plus matinaux avaient laissées, Valérien se rappelait les propos fulminants d’Annette qui l’avaient jeté dehors : « Décidément, tu n’es qu’un pisse-copie. Tu ne feras jamais rien de bon ! Et tu crois que je vais rester toute ma vie avec un demi-prof minable dans cette cité de merde, pourrie de métèques et de petits caïds traficoteurs, pendant que tu restes le nez au vent à pondre des trucs qui n’intéressent personne et qui ne valent pas un clou ? » avait-elle lâché, menton pointé vers lui, en un sarcasme aigrelet. Puis, elle lui avait jeté à la figure la liasse de son dernier roman qui lui était, disait-elle avec acidité, tombé des mains.

Pour lire tout le récit cliquez-ici: Bouillon Cube

Copyright: François Migeot

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